
Aujourd’hui il neige❄️ , enfin. À chaque fois je me dis que peut-être le réchauffement climatique va se dissiper comme un miracle. Je sais bien que c’est faux, mais pendant quelques secondes je vois la journée comme une enfant, avec l’espoir et la naïveté qui vont avec. Cette journée est parfaite pour démarrer mon premier article sur les agricultrices et agriculteurs de l’ombre.
Je voudrais commencer par mon arrière-grand-mère, Alexandrine Pellaton, née Gründisch en 1904, née dans le canton de Neuchâtel à La Brévine, la région dite la plus froide de Suisse. Sa mère, Elise-Madelein Tschantz, est décédée en 1919 alors qu’Alexandrine n’avait que 14-15 ans. Grandir sans mère dans ce milieu rural et rude a certainement forgé sa force et sa résilience. Par chance je l’ai un peu connue, mais évidemment j’étais très jeune. Par contre je me souviens de son visage très clairement. J‘ai aussi appris récemment qu’elle est apparue dans le livre de la grande reporter suisse Monique Jacot, « Femmes de la Terre », magnifique ouvrage difficile à se procurer. Elle figure aussi dans L’Illustré, toujours grâce à cette journaliste (lien dans commentaire).
Tout mon travail, qui a débuté en janvier 2025, vient de cette idée qu’il faut honorer les métiers de l’ombre car ils sont indispensables à notre société et à son fonctionnement. Bien sûr, je ne peux pas l’interviewer directement aujourd’hui. Alexandrine a rejoint le cercle des paysans du paradis en 1994, j’avais 13-14 ans. Je sais peu de choses sur elle à part qu’elle a été très aimée de ses quatre petites-filles : Francine, Monique, Rose-Marie et Françoise, la petite dernière. Monique est ma mère, ce qui fait de moi l’unique arrière-petite-fille d’Alexandrine.
Le milieu rural a toujours eu une image brute et rude, peu sensible. Pourtant les vrais sensibles viennent de la terre, selon moi. Oui, gardiens de la terre, ils s’assurent des récoltes de demain pour permettre de perdurer une autre année. Respecter le cycle de la vie passe par comprendre comment elle s’épanouit pour garantir fruits et légumes, céréales en abondance. Mes articles parlent de gens, mais ils parlent aussi d’un écosystème, et la terre en est la clé.
Je souhaite mettre en lumière des métiers pour donner envie aux gens de s’y intéresser, mais aussi faire le lien avec notre vie urbaine. Créer des villes plus humaines, adaptées aux enfants, à nos aînés, et à nous tous, toutes générations confondues : boomers, X, Y, millennials : trouver un consensus qui respecte cet ensemble fragile.
Appel à témoignages
Afin de pouvoir continuer mon travail sur la mise en valeur du travail de la terre, je lance un appel à témoins pour rencontrer, en priorité, des agricultrices et agriculteurs, vigneronnes et vignerons, ou même distillatrices et distillateurs dans le canton de Genève. Mon objectif est double : faire découvrir aux citadins ces métiers souvent méconnus de leur propre région, et mettre en lumière les petites exploitations bio, familiales, artisanales qui œuvrent dans l’ombre sans nécessairement bénéficier de la visibilité qu’elles méritent.
Pour des raisons logistiques, je privilégie le canton de Genève, mais je reste ouverte aux belles rencontres. Prochainement, j’essaierai également de rencontrer les descendants de la ferme de mon arrière-grand-mère à La Brévine.
Ce travail est bénévole, je le mène par passion dans le but de publier un livre qui rendra hommage à ces métiers essentiels. Ce projet s’inscrit dans ma démarche plus large de promouvoir des quartiers durables et une ville plus connectée à la terre, au local, en valorisant l’écosystème dont nous faisons toutes et tous partie.
Les interviews sont toujours validées avec vous avant publication, et vous restez libre de refuser certains passages ou de ne pas diffuser votre image. Je propose souvent des photos de mains au travail, très appréciées, mais pour plus d’impact j’aime également capturer une vue d’ensemble : la ferme et la personne qui la fait vivre.
☞ Si vous souhaitez partager votre quotidien et votre passion pour la terre, ou si vous connaissez quelqu’un qui pourrait être intéressé, n’hésitez pas à me contacter directement via LinkedIn. Au plaisir de vous rencontrer et de faire entendre votre voix.
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