
Début sur le terrain
Comme déjà évoqué dans certains posts, je suis avant tout une personne de terrain 🛠️. Toutes mes formations, ou presque, je les ai suivies en travaillant. À l’exception d’un CFC bureau (dans le secteur construction) un certificat que j’ai longtemps caché.
Pour être honnête, pendant des années, j’ai eu honte de ce papier. Ce n’était pas un diplôme valorisé, c’était « un apprentissage de pauvre », comme on dit. Comme si ce parcours définissait une valeur sociale — et qu’elle était basse. J’ai longtemps eu peur de ce que ça renvoyait. Honte d’un certificat que je n’ai jamais vraiment utilisé, et qui ne correspondait ni à mes capacités ni à mes rêves. Je ne le mettais même pas sur mon CV.
Savoir être fière de son parcours
Avec le recul, je réalise que j’admire profondément les artisans, les ouvriers, tous ceux qui ont un savoir-faire acquis au fil des années, des gestes et des projets. Pourquoi aurais-je honte d’avoir, moi aussi, appris sur le terrain ? D’avoir bâti mon parcours au contact du réel, et non dans les couloirs d’une école ou université ?
Aujourd’hui, je n’ai plus envie de me cacher. Je n’ai pas fait les “bons” diplômes, mais j’ai trouvé ma voie dans la vie pratique. J’ai 28 ans de métier, pas juste en années, mais en intensité. J’ai commencé à 15 ans, et depuis, je n’ai jamais cessé d’apprendre, de construire, de coordonner, de transmettre.
J’ai appris la rigueur, la vision, l’endurance. Je suis à la fois une exécutante solide et une stratège engagée. Je peux être soldat quand il le faut, et leader quand c’est nécessaire.
Garder le cap pour atteindre ses rêves
À celles et ceux qui doutent encore de leur légitimité parce qu’ils n’ont pas le bon parcours, je veux dire : le diplôme est un passeport, oui. Mais il devient vite périmé si on ne se forme pas en continu, si on ne remet jamais ses acquis en question. La vraie école, c’est celle du quotidien.
Quand le monde réel devient une école
À 15 ans, j’étais déjà plus à l’aise dans le monde adulte que dans une salle de classe. L’école m’angoissait, l’adolescence m’écrasait, les profs me terrifiaient. Le monde réel, lui, m’a donné envie d’apprendre.
Et aujourd’hui, j’ai envie d’en parler, simplement, pour boucler une boucle. Et peut-être, aussi, en ouvrir d’autres.
👉Et vous, est-ce qu’on vous a déjà coupé les ailes, et si oui, comment avez-vous rebondi ?